Louise Michel

 

1905. 9 janvier, Marseille. C'est ici dans une chambre du DUC HĂ´tel (anciennement hĂ´tel de l'oasis) que c'est Ă©teint Louise Michel, pĂ©dagogue passionnĂ©e, icĂ´ne de la Commune de Paris, exilĂ©e involontaire en Nouvelle-CalĂ©donie, polygraphe impĂ©nitente, et grande militante 

Historique

Son Histoire

Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française.
NĂ©e au château de Vroncourt en Haut-Marne, Louise Michel est la fille nĂ©e hors mariage du fils du châtelain, Laurent Demahis, et de la servante Marianne Michel. ElevĂ©e par ses grands-parents, elle reçoit une bonne instruction et une Ă©ducation libĂ©rale, elle lit Voltaire et Rousseau et Ă©tudie la musique. Mais en 1850, après la mort de son père et de ses grands-parents, Louise Michel est chassĂ©e du château et devient institutrice. Elle fonde une Ă©cole libre oĂą elle enseigne pendant trois ans selon les principes rĂ©publicains. 

Louise Michel s'installe Ă  Paris pour enseigner dans l'institution de madame Voillier. Pour satisfaire sa soif de connaissance, elle suit les cours du soir dans les domaines les plus modernes du savoir. A Paris, Louise Michel fait la connaissance de Jules Vallès, Eugène Varlin, Rigault, Eudes, et surtout ThĂ©ophile FerrĂ©, qu'elle aime avec passion. Elle Ă©crit pour des journaux d'opposition et rĂ©dige des poèmes qu'elle adresse Ă  Victor Hugo. Elle entretient avec l’auteur des MisĂ©rables une longue correspondance de 1850 Ă  1879. SecrĂ©taire de la SociĂ©tĂ© dĂ©mocratique de moralisation, dont le but est d'aider les femmes Ă  vivre par le travail, Louise Michel mène Ă©galement une activitĂ© politique, qu'elle poursuivra jusqu'Ă  sa mort. 

En 1870, elle est Ă©lue prĂ©sidente du ComitĂ© de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Très active pendant la Commune, Louise Michel fait partie de la frange rĂ©volutionnaire la plus radicale et se porte mĂŞme volontaire pour aller seule Ă  Versailles tuer Adolphe Thiers. Sa mère ayant Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e et menacĂ©e d’être exĂ©cutĂ©e pour faire pression sur elle, Louise Michel se rend pour la faire libĂ©rer. SurnommĂ©e la Vierge Rouge, elle est condamnĂ©e Ă  la dĂ©portation Ă  vie et envoyĂ©e en Nouvelle CalĂ©donie oĂą elle reste jusqu'en 1880. C'est sans doute au contact de Nathalie Lemel, une des animatrices de la Commune, dĂ©portĂ©e avec elle, que Louise Michel devient anarchiste. 

Accueillie par la foule à Paris, Louise Michel reprend son activité militante. Elle donne des conférences, intervient dans des meetings, défend l'abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs. En 1888, Pierre Lucas, un extrémiste, attente à sa vie en la blessant à la tête, mais elle témoigne au procès de celui-ci pour qu’il n’aille pas en prison. Lassée par les calomnies et le manque de liberté d’expression, elle s’installe à Londres en 1890 où elle gère une école libertaire. A la demande de Sébastien Faure, elle revient en France en 1895. Arrêtée à plusieurs reprises lors de manifestations, elle est emprisonnée pendant trois ans avant d'être libérée sur l'intervention de Clemenceau. Elle meurt d’une pneumonie à Marseille dans l'hôtel de L'Oasis (Hotel Duc) au cours d’une tournée de conférences dans le sud de la France. Une foule de 120 000 personnes l’accompagne lors de ses funérailles jusqu’au cimetière de Levallois.

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